Ma Région d'adoption
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Hautes-Alpes (05) est un département français de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Histoire
Les Hautes-Alpes sont l'un des 83 départements créés le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789. Il fut constitué de la partie sud-est du Dauphiné et du nord de la Provence.
À la création du département, les communes de La Grave et de Villar-d'Arêne (val de Romanche) réclamèrent leur rattachement aux Hautes-Alpes parce qu'elles espéraient bénéficier ainsi du statut avantageux des Escartons du Briançonnais.
Département et arrondissements :
1790 (4 mars) : création du département des Hautes-Alpes (4 districts (Briançon, Embrun, Gap, Serres), 39 cantons), chef-lieu Chorges
1790 : le chef-lieu du département est transféré de Chorges à Gap ;
1800 (17 février) : création des arrondissements : Gap, Briançon, Embrun et nouveau découpage des cantons ;
1926 (10 septembre) : suppression de l'arrondissement d'Embrun ;
Limites départementales :
Vers 1800 ? : Le canton de Monestier-d'Ambel est détaché des Hautes-Alpes pour être rattaché à l'Isère ;
1811 : le canton de Barcillonnette est détaché des Basses-Alpes pour être rattaché aux Hautes-Alpes ;
1947 (10 février, traité de Paris) : rectification de frontière avec l'Italie, annexion du Mont Thabor (Vallée Étroite) et du Mont Chaberton (Montgenèvre)
Géographie
Article détaillé : Géographie des Hautes-Alpes.
Les Hautes-Alpes sont un département situé dans les Alpes du Sud, encadré par les départements des Alpes-de-Haute-Provence, de la Drôme, de l'Isère et de la Savoie ainsi que par l'Italie.
Il ne comprend que cinq agglomérations qui peuvent être véritablement qualifiées de villes, Gap, Briançon, Embrun (autrefois sous-préfecture, jusqu'en 1926), Laragne et Veynes.
On y trouve la commune la plus haute d'Europe, Saint-Véran, village situé à 2 042 m d'altitude. De plus, Gap est la préfecture la plus élevée de France (740m), et Briançon (1 326 m) la ville la plus élevée de l’Union européenne.
L'altitude
C'est un département très montagneux, le plus haut de France (altitude moyenne la plus élevée, plus du tiers de la surface dépasse 2 000 m). Elle varie de 430 m dans le Buëch à 4 102 m (Barre des Ecrins). C'est aussi le département avec le réseau routier le plus élevé, avec une altitude moyenne de l'ordre de 1 000 m.
Conséquence de l'influence méditerranéenne d'une part, et de la faible influence des précipitations océaniques d'autre part (les précipitations se déchargeant sur le massif des Écrins), le fort ensoleillement de 300 jours par an qui vaut au département un tourisme d'hiver comme d'été.
Cours d'eau: la Durance, le Drac, le Buëch, la Clarée, le Guil, la Guisane, la Séveraisse, la Haute-Romanche.
Lac de Serre-Ponçon : 3 000 hectares avec une commune centrale: Savines-le-Lac.
Régions géographiques : le Briançonnais, le Bochaine (ou le pays du Buëch), le Champsaur-Valgaudemar, le Dévoluy, l'Embrunais, le Gapençais, le Guillestrois, le Laragnais, le Queyras, le Serrois - Rosanais, le Veynois, le Valgaudemar, le Pays des Écrins
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Briançon (en occitan Briançon ou Briançoun en graphie mistralienne, prononcé [briaⁿˈsuⁿ]) est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont les Briançonnais.
Le 7 juillet 2008, la citadelle de Briançon et cinq ouvrages fortifiés de la place forte ont été classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO.
Géographie
Vue intérieure de la place forte de BriançonBriançon est située au confluent des vallées de la Durance, de la Guisane et de la Cerveyrette, sur un verrou glaciaire. À 1 326 mètres d'altitude, c'est la plus haute ville de France ; elle est aussi réputée être la deuxième en Europe, après Davos en Suisse[4]. La large vallée de la Durance lui ouvre vers le nord, par le col de Montgenèvre, les portes de l'Italie et, au sud, vers Gap et la Provence.
Par la route, Briançon est desservie par la RN 94 en provenance de Gap et en direction de l’Italie via le Col de Montgenèvre (1 854 m), par la RD 1091 (ex-RN 91) en provenance de Grenoble via le col du Lautaret (2 058 m). La ville se situe également sur l'axe historique des grands cols des Alpes (les cols du Galibier et d'Izoard sont tout proches de la cité), axe routier qui relie Nice au lac Léman.
Par voie ferrée, la gare de Briançon est le terminus de la ligne en provenance de Marseille-Saint-Charles. Projeté dès la fin du XIXe siècle, et régulièrement extirpé des cartons, un tunnel ferroviaire sous le col de Montgenèvre permettrait de poursuivre la ligne vers l'Italie (Oulx) et ainsi mettre en liaison directe Marseille et Turin.
Briançon est située à 15 km de la frontière italienne, à 33 km de Sestrières, à 45 km de Bardonèche (gare TGV), à 46 km d'Embrun, à 84 km de Barcelonnette et de Saint-Jean-de-Maurienne, à 87 km de Pignerol, à 109 km de Turin et à 115 km de Grenoble.
Briançon est réputée pour sa vieille ville. La place forte est constituée d'un dispositif considérable imaginé par Vauban et réalisé en particulier par Tardif, directeur des fortifications du Dauphiné, et Nègre : en plus de la classique ceinture de fortifications qui entoure le centre-ville, les ingénieurs ont installé de nombreux forts sur les montagnes environnantes afin de prévenir une invasion venant de l'Italie.
C'est également une station de ski appartenant au domaine de Serre-Chevalier dont elle fut à l'origine en 1941 sur le site de Chantemerle.
Briançon est située sur les tracés des sentiers de grande randonnée GR 5, GR 5C et GR 50
Histoire
La cité Vauban Au carrefour de cinq vallées (Durance, Clarée, Guisane, Cerveyrette, Orceyrette), le site a été occupé dès l'âge du bronze. Des peuplades celto-ligures, les Brigiani, sont à l'origine du nom romain Brigantio, Brigantium (racine celtique brig, «lieu élevé»).
Antiquité
L'existence de Briançon est successivement rapportée par Strabon, Ptolémée, Atticus et Pline, lequel, selon Malte-Brun, en attribuerait « la fondation à des Grecs chassés des environs du lac de Côme par les Boïens et les Sénonais, qui auraient détruit leur ville, Brigantium. Ces Grecs se seraient réfugiés dans les Alpes, se fixèrent entre le mont Genèvre et Sisteron et bâtirent une ville qu'ils nommèrent Brigantium, en mémoire sans doute de la cité qu'ils avaient habitée en Italie. » Malte-Brun rapporte également que « d'autres veulent que ce soit Bellovèse ou Brennus qui ait fondé cette ville ». Briançon est également présents sur les gobelets de Vicarello. Elle est la capitale des Brigiani.
À l'époque romaine, Briançon (en latin Brigantio) ou Brigantium fait partie des Alpes Cottiennes, gouvernées un temps par le roi Cottius, et c'est un point de passage essentiel sur la route Turin-Arles (Voie Domitienne). L’agglomération s’étend sur environ 25 ha, et est dotée d’un amphithéâtre. Elle est appelée castellum Virgantiam par Ammien Marcellin (seconde moitié du IVe siècle).
Moyen Âge
Après les invasions barbares du IVe au IXe siècle, la ville romaine Brigantium se replie sous la protection du piton fortifié qui domine l'étroite vallée de la Durance. Faisant partie de la Francie médiane (traité de Verdun), elle passe ensuite dans le Saint-Empire romain germanique. Elle est donnée aux comtes d’Albon en 1040 (futurs Dauphins de Viennois), elle occupe alors la moitié nord de son assise actuelle et un quartier, aujourd'hui disparu, situé sur l'emplacement du Champ-de-Mars.
En 1228, elle est appelée burgus, ce qui dénote une certaine importance de la ville haute, créée comme ville nouvelle (plan régulier, cadastre persistant) dans le premier quart du XIIIe siècle. Des franchises lui sont accordées en 1244 afin d’attirer de nouveaux habitants. Prospère, la ville forme une communauté formalisée avec les hameaux alentours (rassemblés sous le terme de « tierce »), le 4 mars 1382.
Close en 1371, carrefour commercial important, elle est le chef-lieu du Grand Escarton. De 1343 à la Révolution, la région est en effet organisée en une fédération de cinq Escartons, territoires disposant de prérogatives particulières (exemptions de redevances, liberté de la personne et des biens, privilèges économiques, liberté de réunion et élection de représentants), qui ont subsisté au rattachement du Dauphiné à la France, le tout contre un don de 12 000 florins et une rente perpétuelle. La charte est encore conservée à la mairie de Briançon : elle est écrite sur un parchemin de 1,60 m par 50 cm. Les habitants de Briançon bénéficient du statut de franc-bourgeois : bien que non-nobles, ils sont libres de toutes les contraintes imposés aux serfs, et rendent un hommage au Dauphin quand ils le croisent. C’est ainsi que le four banal devient communal cette année-là.
Le grand Béal, le canal qui coule au milieu de la Grand-rue, alimente les fontaines et sert à la lutte contre les incendies, est construit en 1345.
Briançon est rattaché la France en 1349 avec le reste du Dauphiné. En 1370, l’enceinte de la ville, qui n’était formée que par les maisons particulières, est renforcée : on bouche les ouvertures des maisons qui se trouvent au rez-de-chaussée, on colmate les rues et les interstices entre les maisons, on creuse des douves, et des tours sont construites, adossées aux maisons.
L’ordre des franciscains construit son couvent (des Cordeliers) entre 1388 et 1391[13], afin de lutter contre le valdéisme et réévangéliser le peuple.
Renaissance
Son essor, symbolisé par l’érection d’un beffroi (avant 1539[12]) est considérablement ralenti par les guerres d'Italie et de guerres de religion.
Lors des guerres de religion, Briançon repousse un premier siège de Lesdiguières en 1580[15]. Après l’assassinat de son capitaine Jean Louis Borel[15], la ville se rend à Lesdiguières le 6 août 1590.
Temps modernes
Les dominicains s’installent en ville en 1624[16]. En 1632, les ursulines s’installent à Briançon en 1632, à la demande de la ville, pour l’éducation des jeunes filles.
En 1624, un incendie survient en plein hiver, alors que l’eau du Béal est gelée. Il dure cinq jours et détruit 80 % de la ville. En janvier 1692, un autre incendie est encore plus destructeur, à cause des grands approvisionnements qui avaient été stockés en ville par l’armée : seules quelques maisons, le couvent des cordeliers, le grenier à sel et l’hôtel du vibailli subsistèrent. À cette époque, et malgré les franchises accordées au Escartons, la gabelle est instaurée depuis 1674. À cette époque, grâce à la politique de la ville qui finance deux maîtres d’école à l’année, plus de 85 % des hommes sont alphabétisés.
En raison de sa situation, Briançon devient une ville militaire. En 1689-1690, une nouvelle enceinte est construite par Hue de Langrune. Cette même année, le ralliement du duché de Savoie renforce la ligue d'Augsbourg. Durant l'été 1692, le duc Victor-Amédée II de Savoie dirige une campagne en Dauphiné méridional, prouvant que les montagnes ne font pas barrage. Après avoir pris et pillé Embrun (16 août), il ravage les environs, mais malade, il ne s’attaque pas à Briançon. Vauban rédige un projet d’améliorations des fortifications la même année.
Vauban est à nouveau en tournée en 1700 sur la frontière des Alpes pour améliorer les systèmes défensifs, et, en collaboration avec les meilleurs ingénieurs militaires et les plus grands généraux, dote Briançon de casernes, apaisant ainsi les craintes de la population provoquées par les passages dévastateurs des gens d'armes. Le traité d'Utrecht en 1713, rapproche la frontière au col du Montgenèvre, qui est de plus lourdement taxé par le duc de Savoie. Le commerce est détourné durablement de la ville.
La ville étant devenue une ville-frontière, le marquis d’Asfeld construit une ceinture de forts de 1721 à 1734, reliés entre eux notamment par le pont d'Asfeld : fort des Trois Têtes, fort du Randouillet, fort Dauphin, fort d’Anjou, redoute du Point du Jour et la communication en Y.
Malte-Brun affirme qu'avant la Révolution française, on pouvait encore lire, au-dessus d'une des portes vestiges de l'enceinte romaine, l'inscription suivante : « CORNELLÆ SOLININÆ AUGUSTÆ CONJUGI ». Affirmation à nuancer puisque la lettre « J » est de création récente (XVIe siècle) et était autrefois rendue par la lettre « I »...
XIXe et XXe siècles
En 1815, lors des guerres napoléoniennes, la ville résista aux assauts des Alliés et le second traité de Paris fut signé sans que la ville eût capitulé.
Sous la monarchie de Juillet, le château est détruit et remplacé par le fort du Château.
Pour des raisons économiques, Briançon tient à son caractère de ville de garnison qui s'affirme en 1890, lorsque le 159e régiment d’infanterie alpine y est envoyé. Il devient alors le régiment de la ville. Un siècle plus tard, en 1994, est créé au sein du 159e RIA le Centre national d'aguerrissement en montagne. Celui-ci a pour mission d'entraîner les formations d'infanterie françaises et étrangères dans un milieu naturel difficile, d'assurer l'instruction spécifique en montagne et le soutien des stages en altitude d'organismes de l'armée de terre ou interarmées.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Briançon est libérée le 7 septembre par les troupes débarquées en Provence.
En 1990, la ville devient une station de ski grâce à la mise en service de la télécabine du Prorel qui connecte la ville à la station de ski de Serre-Chevalier, orientant encore plus nettement l'économie autour du tourisme qui devient la principale ressource de richesse pour la commune et son principal vecteur de communication.
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TOURTONS DU CHAMPSAUR
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Ingrédients
Pour la pâte :
1 kilo de farine,
2 ou 3 oeufs,
3 cuillerées d'huile,
2 cuillerées de crème fraîche ou de tomme fraîche,
sel
Préparation
Bien pétrir sa pâte et, pendant qu'elle repose, préparer la purée
Faire cuire les pommes de terre avec quelques oignons
Passer le tout et rajouter de la crème ou de la tomme fraîche.
Afin de rendre la purée plus moelleuse, y rajouter du lait chaud
Ensuite, bien étaler la pâte, répartir la purée par petits tas sur la moitié de la pâte et rabattre l'autre moitié par dessus
Au moyen d'une roulette, découper les tourtons et faire frire
Les tourtons peuvent se manger chauds, accompagnés d'une salade dans laquelle on aura ajouté une gousse d'ail.
Mais l'on peut aussi se servir de la même recette pour faire les tourtons aux pruneaux ou aux pommes et les manger froids en dessert.









